L’hyperactivité vésicale est définie par une perte d’urine involontaire, qui fait suite à des envies d’uriner pressantes, brutales, de jour comme de nuit. L’hyperactivité vésicale représente 20% des incontinences urinaires , les autres cas étant représentés par l’incontinence urinaire à l’effort (50% des cas) et l’incontinence urinaire mixte (30% des cas). L’hyperactivité vésicale concerne 1 femme sur 5 et elle est plus fréquente chez la femme plus âgée. L’hyperactivité vésicale se manifeste par :

- De très fréquentes envies d’uriner (plus de 7 mictions par jour ou plus de 2 par nuit),

- Des besoins pressants d’aller uriner (les urgenturies) qu’il est difficile voire impossible de remettre à plus tard,

- Des fuites urinaires lorsque le besoin est si urgent qu’il ne laisse pas le temps d’atteindre les toilettes !

L’hyperactivité vésicale peut avoir des conséquences importantes sur la vie de tous les jours. On peut être gênée, avoir peur d’avoir des petites fuites ou vivre dans l’angoisse de ne pas trouver de toilettes à temps.

Pourquoi apparaît l’hyperactivité vésicale ?

Quand tout se passe bien, le muscle de la vessie ne se contracte que lorsque vous avez décidé d’uriner. Par contre, s’il est hyperactif, il peut se contracter de manière involontaire, ce qui déclenche une envie pressante d’uriner. Qu’est-ce qui crée cette instabilité ? Certaines maladies peuvent être à l’origine d’une hyperactivité vésicale : infection urinaire (cystite), polype dans la vessie, inflammation vaginale ou encore maladie neurologique (maladie de Parkinson, sclérose en plaques…). Mais dans d’autres cas, ce sont des facteurs psychologiques qui peuvent provoquer ces troubles. Les envies pressantes se manifestent alors à certains moments bien précis : le son de l’eau qui coule, le froid, le moment où l’on arrive à la maison… La peur, certaines émotions ou le stress peuvent également être des facteurs déclencheurs. Enfin, le simple fait de vieillir rend la vessie plus fragile et plus sensible à l’hyperactivité. Dans de nombreux cas, l’incontinence sera mixte : on peut alors ressentir à la fois des besoins pressants d’uriner et avoir de la difficulté à éviter les fuites en cas d’efforts.

Comment traiter l’hyperactivité vésicale ?

L’incontinence peut s’aggraver si vous ne faites rien, c’est pourquoi il est important d’aller consulter votre médecin si vous avez des fuites urinaires. Pourtant 2 femmes sur 3 qui souffrent d’incontinence urinaires n’iront pas consulter, peut-être par gêne ou par méconnaissance des traitements. Soyez rassurée : l’incontinence urinaire est fréquente et des traitements efficaces existent. La prise en charge de l’hyperactivité vésicale peut comporter notamment la prise de médicaments, la rééducation du périnée et des conseils d’hygiène de vie.

Quels conseils au quotidien contre l’hyperactivité vésicale ?

En cas de fuites urinaires, parlez-en à votre médecin. Il existe des solutions.

Voici quelques conseils  hygiéno-diététiques qu’il pourra vous donner :

- Eviter le tabac, le vin, l’alcool, les boissons gazeuses : ils sont irritants pour la vessie.

- Limiter l’apport en café et en thé qui incitent les reins à produire davantage d’urine.

- Diminuer l’apport en boissons après 18 heures.



Et n’hésitez pas à porter des protections urinaires adaptées  à votre mode de vie. Elles vous aideront à vous sentir protégée en toute discrétion. Vous vous sentirez donc rassurée et vous pourrez poursuivre vos activités en toute confiance. N’oubliez pas : ce ne sont pas des fuites urinaires qui vont vous faire renoncer à vos activités !

Sources bibliographiques :

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