Pourquoi souffre-t-on de fuites urinaires pendant la ménopause ? Quelles sont les solutions pour éviter les désagréments et quels traitements existent pour soigner les symptômes de l’incontinence ? Depend répond à toutes vos interrogations et vous conseille.

Pourquoi souffre-t-on de fuites urinaires pendant la ménopause ?

Certaines périodes de la vie d’une femme sont plus propices aux fuites urinaires. La ménopause est l’une d’entre elles.

La ménopause correspond à l’arrêt des règles chez la femme et à la cessation de l’ovulation. Elle intervient vers l’âge de 50 ans. C’est une période marquée par un trouble hormonal important avec notamment la diminution d’œstrogènes. Ces changements hormonaux ont des conséquences à plus ou moins long terme sur le corps féminin.

La ménopause peut donc engendrer des fuites urinaires en raison d’une hyperactivité vésicale. En effet le bon fonctionnement du périnée dépend de la production d’œstrogènes et lorsque celles-ci ne sont plus produites, les muscles du périnée deviennent moins toniques. Les conséquences de la ménopause sur l’intimité féminine ne peuvent malheureusement pas s’arrêter là, et en plus de souffrir de fuites urinaires d’effort ou par urgenterie, de nombreuses femmes rencontrent des problèmes de sécheresse vaginales, douleurs pendant les rapports, infections urinaires et troubles vaginaux... Heureusement des solutions existent pour aider les femmes à traverser cette période.

Quelles sont les solutions contre les fuites urinaires survenues à la ménopause ?

Les traitements. Ce problème peut être pris en charge par un traitement hormonal local (gel, crème, ovules) ou oral. Prescrits par votre médecin, ils amélioreront la tonicité du vagin, du périnée et de l’urètre. Dans la majorité des cas, l’incontinence pourra être réduite : il ne faut donc pas hésiter à en parler au médecin, dès le début de la ménopause.

Rééducation du périnée, plancher pelvien. La rééducation périnéale n’intervient pas qu’après une grossesse. Elle peut s’avérer utile à la ménopause. Ces exercices doivent être supervisés par un kinésithérapeute, une sage-femme ou médecin, et consistent souvent à vous faire (re)prendre conscience du rôle que joue le périnée dans l’anatomie de la femme. La rééducation du périnée lors de fuites urinaires peut être différente selon les femmes et peut solliciter des cônes vaginaux, des boules de geisha, des appareils d’électrostimulation, du biofeedback ou une stimulation manuelle...

Alimentation. L’incontinence urinaire peut être favorisée par la consommation des certains aliments et boissons, comme le café, le thé, le chocolat les sodas avec caféine, les boissons énergisantes. Les aliments qui constipent ou irritent la vessie, comme les épices, les agrumes, le chocolat doivent également être évités en cas d’hyperactivité vésicale. L’alimentation doit d’autant plus être surveillée dans les premiers temps de la ménopause, cette période étant propice à la prise de poids en raison des transformations hormonales.

Protections. Si vous avez des fuites urinaires, l’usage de protections urinaires adaptées vous permettra de vous sentir protégée tout au long de la journée, et ainsi de réaliser vos activités en toute confiance !

Déconstruire les préjugés sur les fuites urinaires

N’arrêtez pas le sport. En cas de fuites urinaires le sport permettra d’entretenir votre forme physique et vos muscles pendant la ménopause. Pensez aux sports sans impacts comme le vélo, la natation, les pilates… Si vous souffrez d’hyperactivité vésicale évitez les sports qui sollicitent trop le périnée, comme le trampoline, le running, l’équitation, la gymnastique…Vous pourrez naturellement reprendre leur pratique après conseil médical.

Continuez à vous hydrater. Si vous pouvez diminuer l’eau et les tisanes le soir en cas de fuites urinaires nocturnes, ne vous restreignez pas en journée ! L’eau permet de vous hydrater, mais aussi de diluer suffisamment votre urine pour qu’elle ne soit pas acide, ni ne développe de bactéries. Cependant, ne buvez pas plus d’1,5L par jour pour ne pas surstimuler votre vessie.

Parlez-en à la personne qui partage votre vie. Afin de vous éviter des moments gênants, partagez vos doutes avec votre partenaire. La personne qui vous aime saura comprendre que parfois vous êtes plus ou moins à l’aise dans votre intimité au moment de la ménopause. Les exercices et les traitements devraient améliorer votre sexualité et le fait d’en parler vous libérer d’un poids.

Une femme sur cinq souffre de fuites urinaires et ce chiffre d’accroît après 65 ans. Dès l’apparition des premières gênes, n’hésitez pas à en discuter avec votre médecin : Vous n’êtes pas seule dans ce cas. Toutes les femmes sont concernées par la ménopause ! De nombreuses solutions existent, il serait dommage de s’en passer !

 

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